3 clichés remis en cause par la science et l’observation.

3 clichés remis en cause par la science et l’observation.

Vous allez être surpris !

Ma formation me donne l’occasion de comprendre davantage ce qui est bon pour le chat et ce qui ne l’est pas.

C’est en se mettant dans la tête de l’animal et en l’observant que plusieurs scientifiques et comportementalistes ont réussi à déchiffrer son comportement.

3 clichés remis en cause par la science et l’observation, des notions comportementales chez le chat qui ont été observées par des vétérinaires comportementalistes.


Le miaulement est naturel.


3 clichés remis en cause par la science et l'observationFaux ! Le miaulement chez un chat adulte non domestiqué est quasiment inexistant. Il ne fait pas partie de son comportement dans la nature. Les chats entre eux ne communiquent pas par miaulement (en tout cas pas ceux qu’ils utilisent avec nous). On l’observe seulement dans sa relation avec l’homme.

Entres-eux les chats utilisent d’autres moyens de communication comme des grognements, feulements, sifflements. Ce premier de la série des 3 clichés remis en cause par la science et l’observation est souvent assez déroutant.

Petit, le chat miaule pour attirer l’attention de sa mère et ce moyen d’expression perdure lorsque le chat entre dans un foyer humain. C’est le signe d’une infantilisation du chat domestique.

Il est intéressant de constater que les chats utilisent la plupart des voyelles qui composent le langage humain : « a, e, i, o, u » et quelques consonnes comme le « s », le « f » ou encore le « m » et le « n ».

Le chat cherche peut-être à reproduire ce qu’il entend autour de lui et à vocaliser les mêmes sons qu’il perçoit quand on lui parle. Les sons mis en place dans la communication entre le chat et son maître sont spécifiques à leur relation. C’est un langage secret qu’ils seront les seuls à comprendre …


Le chat ronronne quand il se sent bien.


Faux ! Un chat ronronne aussi quand il est malade, quand il va mourir ou quand il va mettre bas…
Dans les années 1990, le docteur Clinton Rubin de l’université de New York et ses collègues découvrent que l’exposition d’un corps (humain ou animal) à des fréquences faibles peut aider à reconstituer la densité osseuse. Ces fréquences sont comprises entre 25 et 150 Hertz, on retrouve les mêmes fréquences dans le doux ronronnement du chat. Il ronronnerait donc pour lui-même dans un processus d’automédication et non pour communiquer un état ou une sensation. Il l’active peut-être dans des situations ou il recherche l’apaisement pour sécréter des endorphines et le plonger dans un état de bien-être. Puis nous, bien-sûr on en profite !

3 clichés remis en cause par la science et l'observation


Le chat veut tout le temps des caresses.


 

Faux ! Cette idée reçue qui fait du chat un animal doux et tactile doit être nuancée.

3 clichés remis en cause par la science et l'observationVoici le dernier des 3 clichés remis en cause par la science et l’observation.

Si l’on compare, le nombre de fois qu’un chat nous lèche (qui est son moyen de nous montrer de l’affection ; le chat peut également nous lécher pour nous demander de cesser un comportement : le chat caressé-mordeur) avec la quantité de fois qu’il est caressé en une journée, le constat est sans appel on le fait trois fois plus que lui !

En effet, chez l’être humain, les codes sociaux sont beaucoup plus encadrés. On peut caresser un chien, un chat et la tête d’un enfant. Mais, cependant, on n’irait pas caresser la voisine pour lui montrer notre affection ! Nous avons, pourtant, besoin de marque d’affection. Les caresses pour un chat sont plus ou moins bien tolérées. Cela dépend si le chat à eu l’habitude d’être manipulé étant petit. Il y en a qui en raffole, mais il les supportera moins si elles sont trop compulsives. L’intention que l’humain met dans ce geste a une forte influence sur la manière dont la caresse sera reçue par le chat.

Pour le bien-être et le respect de son chat il est important de le caresser en conscience et de voir s’il accepte ces caresses de bon cœur ou s’il peut s’en passer.

Ne pas utiliser son animal comme une boule anti-stress ! Même si j’en conviens le chat a un effet relaxant sur nous.

3 clichés remis en cause par la science et l’observation, cet article vous a-t-il surpris ? Dites le moi dans les commentaires.


Source : Joël Dehasse, Tout savoir sur la psychologie du chat, 2005



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