L’histoire de la déesse à tête de chat en Egypte ancienne

L’histoire de la déesse à tête de chat en Egypte ancienne

L’Égypte est un des seuls pays à avoir considéré les animaux avec autant de respect. Certains étaient sacralisés et donc considérés comme de véritables intercesseurs entre les hommes et les dieux.


Les chats particulièrement ont eu un rôle majeur auprès de cette civilisation. Les élevages de chats étaient de coutumes et beaucoup d’entre eux étaient momifiés pour suivre les défunts dans l’au-delà.

Pour comprendre cet engouement, replongeons-nous un instant dans la cosmologie religieuse égyptienne.

Voici l’histoire de la déesse à tête de chat connue sous le nom de Batset.

Contrairement aux écrits bibliques qui placent l’homme au centre de la création, les Égyptiens se conçoivent eux-mêmes comme étant une infime partie d’un tout que compose les animaux, la nature, les éléments …

Dans leur conception spirituelle de l’univers, derrière chaque création existe un souffle divin. Il y a une multitude de divinités qui correspondent à des créatures, des concepts des êtres visibles et invisibles. Les Égyptiens vénèrent toutes formes de vies manifestées et non manifestées de l’univers. Ils peuvent ainsi honorer des concepts comme le temps, les rythmes de la vie quotidienne en les identifiant à une divinité.

Dans ce contexte, les hommes ne sont pas nécessairement plus importants que les animaux et ils s’efforcent de vivre ensemble en harmonie en œuvrant au bien-être commun.


Sekhmet ou la déesse à tête de lionne


la déesse à tête de chatLes premières manifestations de la déesse Sekhmet sont inscrites dans un des mythes fondateurs : « le mythe de l’oeil de Rê« . Sekhmet est un avatar du dieu solaire, elle est son oeil En effet, elle est faite de la même substance que le démiurge créateur.

Elle a pour rôle de l’assister dans sa tâche démiurgique, mais elle échappe à son contrôle et s’enfuit dans le désert brûlant de Nubie. C’est à ce moment là, qu’on la représente sous la forme d’une lionne puissante et dangereuse possédant une impétueuse force destructrice. La déesse dans son aspect le plus sauvage est capable de répandre des épidémies et de réduire le nombre des êtres humains sur l’ordre de son créateur. Finalement, Thot le Dieu scribe à tête d’Ibis parviendra à la faire revenir en Égypte.

Dans la nature qui borde la civilisation égyptienne, les lionnes sont perçues comme plus dangereuses que les lions puisque c’est elle qui chasse le gibier pour toute la famille. C’est pourquoi les égyptiens associent la lionne à une dangereuse déesse.


Bastet ou la déesse à tête de chat


la déesse à tête de chat

A son retour en Égypte, la déesse Sekhmet est représentée sous une autre facette qui correspond à sa résignation. On l’identifie sous des traits plus souples et fins, dans une attitude docile. Sous cette apparence, on la reconnait comme la déesse à tête de chat : Bastet. Elle inspire l’amour, la fécondité et la maternité qui sont des concepts créateurs et conservateurs. On invoque ses pouvoirs pour protéger les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Les Égyptiens assimilent cette puissance divine au mouvement de crue et décrue du Nil. Chaque montée des eaux est un phénomène associé à l’action de la puissance lionne Sekhmet. Enfin, l’abaissement des eaux est la manifestation de la douce déesse chatte qui dépose le précieux limon fertile.


Sources  et pour aller plus loin :

ANTHROPOZOOLOGIE DU CHAT EN EGYPTE ANCIENNE. Etude de la place du chat dans le monde égyptien antique. De sa relation avec l’Homme et apport de l’Histoire de sa momification

Vernus et Yoyotte, 2005, Bestiaire des pharaons.

Vernus et YoyotteDieux, génies et démons en Egypte ancienne. A la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres …



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